Como nunca he tenido máquina de fotos, confieso que casi ninguna de las fotos de este blog es mía, todas las he sacado de la güé.



jueves, 23 de julio de 2015

Marcel Proust, À l'ombre des jeunes filles en fleurs (V)

Tras la visión en conjunto de las jeunes filles en fleurs, el narrador protagonista pasa a tratarlas individualmente:
  • Albertine Simonet:
  1. Es la primera por la que se interesa: je ne cessai plus de me demander comment je pourrais connaître la famille Simonet (367). La describe: une fille aux yeux brillants, rieurs, aux grosses joues mates, sous un «polo» noir, enfoncé sur sa tête, qui poussait une bicyclette (359). Y será con esa imagen como la recuerda en un momento en el que se traslada al futuro, al momento de la escritura: C'est ainsi, faisant halte, les yeux brillants sous son «polo» que je la revois encore maintenant silhouettée sur l'écran que lui fait, au fond, la mer, et séparée de moi par un espace transparent et azuré, le temps écoulé depuis lors, première image, toute mince dans mon souvenir, désirée, poursuivie, puis oubliée, puis retrouvée, d'un visage que j'ai souvent depuis projeté dans le passé pour pouvoir me dire d'une jeune fille qui était dans ma chambre: «c'est elle!» (394).
  2. La ve pasar por un camino desde una ventana del taller de Elstir, se da cuenta de que éste la conoce y ve que, así, se la podrá presentar: Tout à coup y apparut, le suivant à pas rapides, la jeune cycliste de la petite bande avec, sur ses cheveux noirs, son polo abaissé vers ses grosses joues, ses yeux gais et un peu insistants; et dans ce sentier fortuné miraculeusement rempli de douces promesses, je la vis sous les arbres, adresser à Elstir un salut souriant d'amie (407).
  3. Esa visión a través de la ventana lleva a relacionar de nuevo a Albertine con una pintura: la jeune fille dans le cadre de la petite fenêtre (410). Y, en relación con ello, el protagonista se fija en un cuadro del taller de Elstir: C'était—cette aquarelle—le portrait d'une jeune femme pas jolie, mais d'un type curieux, que coiffait un serre-tête assez semblable à un chapeau melon bordé d'un ruban de soie cerise; une de ses mains gantées de mitaines tenait une cigarette allumée, tandis que l'autre élevait à la hauteur du genou une sorte de grand chapeau de jardin, simple écran de paille contre le soleil. A côté d'elle, un porte-bouquet plein de roses sur une table (411; y de nuevo el elemento floral aunque esas rosas serán luego tiges des oeillets [412]); en el retrato se dice a quién representa: Au bas du portrait était écrit: Miss Sacripant, octobre 1872 (413) y más tarde sabremos que es Mme Swann antes de casarse: C'était bien un portrait d'Odette de Crécy (424). Con ello –la yuxtaposición de Albertine en la ventana y Mme. Swann en el cuadro- quizá se estén sugiriendo paralelos entre los personajes. Por lo demás, más tarde vuelve a ponerse en relación a Albertine con la pintura: je faisais quelques pas avec Albertine que j'avais aperçue, élevant au bout d'un cordonnet un attribut bizarre qui la faisait ressembler à l'«Idolâtrie» de Giotto (449).
  4. Por fin la conoce a través de Elstir: Elstir donnât une petite matinée où je rencontrerais Albertine (432). Elstir se la presenta: Au moment où Elstir me demanda de venir pour qu'il me présentât à Albertine, assise un peu plus loin, je finis d'abord de manger un éclair au café et demandai avec intérêt à un vieux monsieur dont je venais de faire connaissance et auquel je crus pouvoir offrir la rose qu'il admirait à ma boutonnière, de me donner des détails sur certaines foires normandes (434). Y, al modo de la magdalena, ese momento quedará asociado a esos dos elementos, el pastel de café y la rosa: Je rentrai en pensant à cette matinée, en revoyant l'éclair au café que j'avais fini de manger avant de me laisser conduire par Elstir auprès d'Albertine, la rose que j'avais donnée au vieux monsieur, tous ces détails choisis à notre insu par les circonstances et qui composent pour nous, en un arrangement spécial et fortuit, le tableau d'une première rencontre. Mais ce tableau, j'eus l'impression de le voir d'un autre point de vue, de très loin de moi-même, comprenant qu'il n'avait pas existé que pour moi, quand quelques mois plus tard, à mon grand étonnement, comme je parlais à Albertine du premier jour où je l'avais connue, elle me rappela l'éclair, la fleur que j'avais donnée, tout ce que je croyais, je ne peux pas dire n'être important que pour moi, mais n'avoir été aperçu que de moi, que je retrouvais ainsi, transcrit en une version dont je ne soupçonnais pas l'existence, dans la pensée d'Albertine (437).
  5. La ve cambiante como ya le había ocurrido con Gilberte. Primero es la bacchante à bicyclette, la muse orgiaque du golf. Il n'empêche d'ailleurs qu'après cette première métamorphose, Albertine devait changer encore bien des fois pour moi (436). Pronto será la mystérieuse Albertine en face de la mer (438). Luego discute el alcance de su inteligencia: elle était très intelligente et dans les choses qu'elle disait, la bêtise n'était pas sienne, mais celle de son milieu et de son âge. Elstir avait eu sur elle une influence heureuse mais partielle. Toutes les formes de l'intelligence n'étaient pas arrivées chez Albertine au même degré de développement. Le goût de la peinture avait presque rattrapé celui de la toilette et de toutes les formes de l'élégance, mais n'avait pas été suivi par le goût de la musique qui restait fort en arrière (447). Y casi al final del volumen el narrador analiza por extenso esas variaciones psíquicas, y también físicas, trazando ricas comparaciones extraídas de los tres reinos de la naturaleza: Il en était d'Albertine comme de ses amies. Certains jours, mince, le teint gris, l'air maussade, une transparence violette descendant obliquement au fond de ses yeux comme il arrive quelquefois pour la mer, elle semblait éprouver une tristesse d'exilée. D'autres jours, sa figure plus lisse engluait les désirs à sa surface vernie et les empêchait d'aller au delà; à moins que je ne la visse tout à coup de côté, car ses joues mates comme une blanche cire à la surface étaient roses par transparence, ce qui donnait tellement envie de les embrasser, d'atteindre ce teint différent qui se dérobait. D'autres fois le bonheur baignait ces joues d'une clarté si mobile que la peau devenue fluide et vague laissait passer comme des regards sous-jacents qui la faisaient paraître d'une autre couleur, mais non d'une autre matière que les yeux; quelquefois, sans y penser, quand on regardait sa figure ponctuée de petits points bruns et où flottaient seulement deux taches plus bleues, c'était comme on eût fait d'un oeuf de chardonneret, souvent comme d'une agate opaline travaillée et polie à deux places seulement, où, au milieu de la pierre brune, luisaient comme les ailes transparentes d'un papillon d'azur, les yeux où la chair devient miroir et nous donne l'illusion de nous laisser plus qu'en les autres parties du corps, approcher de l'âme. Mais le plus souvent aussi elle était plus colorée, et alors plus animée; quelquefois seul était rose dans sa figure blanche, le bout de son nez, fin comme celui d'une petite chatte sournoise avec qui l'on aurait eu envie de jouer; quelquefois ses joues étaient si lisses que le regard glissait comme sur celui d'une miniature sur leur émail rose que faisait encore paraître plus délicat, plus intérieur, le couvercle entr'ouvert et superposé de ses cheveux noirs; il arrivait que le teint de ses joues atteignît le rose violacé du cyclamen, et parfois même, quand elle était congestionnée ou fiévreuse, et donnant alors l'idée d'une complexion maladive qui rabaissait mon désir à quelque chose de plus sensuel et faisait exprimer à son regard quelque chose de plus pervers et de plus malsain, la sombre pourpre de certaines roses, d'un rouge presque noir; et chacune de ces Albertine était différente (507). Y esas variaciones culminan con la sugerencia de un nombre diferente para cada una de esas Albertines pero también para el protagonista que las distingue: Pour être exact, je devrais donner un nom différent à chacun des moi qui dans la suite pensa à Albertine; je devrais plus encore donner un nom différent à chacune de ces Albertine qui apparaissaient par moi, jamais la même, comme—appelées simplement par moi pour plus de commodité la mer—ces mers qui se succédaient et devant lesquelles, autre nymphe, elle se détachait (507).
  6. En seguida muestra síntomas de enamoramiento: Devenu différent par le fait de sa présence même, quand je me trouvai de nouveau avec Albertine, je lui dis tout autre chose que ce que j'avais projeté. Puis me souvenant de la tempe enflammée je me demandais si Albertine n'apprécierait pas davantage une gentillesse qu'elle saurait être désintéressée. Enfin j'étais embarrassé devant certains de ses regards, de ses sourires. Ils pouvaient signifier moeurs faciles mais aussi gaîté un peu bête d'une jeune fille sémillante mais ayant un fond d'honnêteté. Une même expression, de figure comme de langage, pouvant comporter diverses acceptions, j'étais hésitant comme un élève devant les difficultés d'une version grecque (444-445).
  7. Y, tras escarceos con otras del grupo, se decidirá por ella: Quant à l'harmonieuse cohésion où se neutralisaient depuis quelque temps, par la résistance que chacune apportait à l'expansion des autres, les diverses ondes sentimentales propagées en moi par ces jeunes filles, elle fut rompue en faveur d'Albertine (479).
  8. Intentará conseguir sus favores una noche en que ella duerme en el hotel: La vue du cou nu d'Albertine, de ces joues trop roses, m'avait jeté dans une telle ivresse, c'est-à-dire avait mis pour moi la réalité du monde non plus dans la nature, mais dans le torrent des sensations que j'avais peine à contenir […] Je me penchai sur Albertine pour l’embrasser (493). Pero ella no accede: «Finissez ou je sonne», s'écria Albertine voyant que je me jetais sur elle pour l'embrasser […]. J'entendis un son précipité, prolongé et criard. Albertine avait sonné de toutes ses forces (494). Y ella se comportará luego discretamente: Albertine ne raconta à personne l'échec que j'avais essuyé auprès d'elle (495).
  • Andrée:
  1. Es la segunda muchacha por la que se interesa: Peu de jours après pourtant, je fus présenté à Andrée et comme elle parla assez longtemps, j'en profitai pour lui dire que je voudrais bien la voir le lendemain, mais elle me répondit que c'était impossible parce qu'elle avait trouvé sa mère assez mal et ne voulait pas la laisser seule. Deux jours après, étant allé voir Elstir, il me dit la sympathie très grande qu'Andrée avait pour moi (448).
  2. La describe físicamente en términos muy diferentes a Albertine: Ses cheveux étaient dorés, et ne l'étaient pas seuls; car si ses joues étaient roses et ses yeux bleus, c'était comme le ciel encore empourpré du matin où partout pointe et brille l'or (449).
  • Gisèle:
  1. Es la siguiente afortunada y se hace planes para ir de excursión en tren con ella y verla luego a su regreso a París: je pourrais emmener Gisèle dans des coins obscurs, prendre rendez-vous avec elle pour ma rentrée à Paris que je tâcherais de rapprocher le plus possible. […] Tout de même, qu'eût-elle pensé si elle avait su que j'avais hésité longtemps entre elle et ses amies, que tout autant que d'elle j'avais voulu être amoureux d'Albertine, de la jeune fille aux yeux clairs, et de Rosemonde! J'éprouvais des remords, maintenant qu'un amour réciproque allait m'unir à Gisèle. J'aurais pu du reste lui assurer très véridiquement qu'Albertine ne me plaisait plus (451-452). Y poco después parece desinteresarse completamente: Gisèle, […] à laquelle d'ailleurs je ne pensais plus (453).
  • Pero, como ya se ha dicho, será Albertine la última decisión del narrador-protagonista.

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