Como nunca he tenido máquina de fotos, confieso que casi ninguna de las fotos de este blog es mía, todas las he sacado de la güé.



sábado, 11 de julio de 2015

Marcel Proust, À l'ombre des jeunes filles en fleurs (II)

Este volumen, en general, se puede presentar según sus dos partes: la primera, Autour de Mme Swann, con guiño al título del volumen anterior, Du côté de chez Swann, ubicada en París, con predominio de interiores, los que corresponden a fiestas y salones y, en lo que se refiere a la vida amorosa del protagonista, centrada en Gilberte; la segunda, Noms de pays: le pays, con predominio de exteriores, situada en Balbec, en la costa y, por lo que hace a la vida amorosa del protagonista, enfocada hacia les jeunes filles en fleurs.
Dedicaremos esta entrada, pues, a la primera parte y, sobre todo, a lo que parece ser su eje central, la relación entre el protagonista-narrador y Gilberte. Pero notaremos otros aspectos:
  1. La vida mundana. Un ejemplo en casa del matrimonio Swann y con alusión a la vida anterior de la mujer: Mme Swann tenait beaucoup à ce «thé»; elle croyait montrer de l'originalité et dégager du charme en disant à un homme: «Vous me trouverez tous les jours un peu tard, venez prendre le thé», de sorte qu'elle accompagnait d'un sourire fin et doux ces mots prononcés par elle avec un accent anglais momentané et desquels son interlocuteur prenait bonne note en saluant d'un air grave, comme s'ils avaient été quelque chose d'important et de singulier qui commandât la déférence et exigeât de l'attention. Il y avait une autre raison que celles données plus haut et pour laquelle les fleurs n'avaient pas qu'un caractère d'ornement dans le salon de Mme Swann, et cette raison-là ne tenait pas à l'époque, mais en partie à l'existence qu'avait menée jadis Odette. Une grande cocotte, comme elle avait été, vit beaucoup pour ses amants, c'est-à-dire chez elle, ce qui peut la conduire à vivre pour elle. Les choses que chez une honnête femme on voit et qui certes peuvent lui paraître, à elle aussi, avoir de l'importance, sont celles, en tous cas, qui pour la cocotte en ont le plus. Le point culminant de sa journée est celui non pas où elle s'habille pour le monde, mais où elle se déshabille pour un homme. Il lui faut être aussi élégante en robe de chambre, en chemise de nuit, qu'en toilette de ville. D'autres femmes montrent leurs bijoux, elle, elle vit dans l'intimité de ses perles (163). Y la opinión que en algún momento muestra el narrador acerca de esa vida es que sólo consiste en nuancer l'inexistant, sculpter le vide, […] les Arts du Néant (171). Un par de notas cabe destacar aún de esa cita extensa: 1ª) La insistencia en las flores, y ello ya se ha visto por doquier. 2ª) La alusión a la vida anterior de Mme Swann: ya se verá cómo se insiste en ello en sentido peyorativo arrastrando también a la hija.
  2. El contraste de ambientes. El protagonista sabe moverse en los salones. Sin embargo, toda su finura y sensibilidad no le impide acudir a casas de citas; conocemos así sus experiencias sexuales: les maisons de rendez-vous que je fréquentai quelques années plus tard -en me fournissant des échantillons du bonheur, en me permettant d'ajouter à la beauté des femmes cet élément que nous ne pouvons inventer [...]-. La patronne de cette maison […] m'en vantait surtout une, une dont, avec un sourire plein de promesses (comme si ç'avait été une rareté et un régal), elle disait: «C'est une Juive! Ça ne vous dit rien?» (C'est sans doute à cause de cela qu'elle l'appelait Rachel.) (146). Luego se acostumbra a ir: Et je me lassai d'attendre bien que quelques habituées fort humbles, soi-disant ouvrières, mais toujours sans travail, fussent venues me faire de la tisane et tenir avec moi une longue conversation à laquelle -malgré le sérieux des sujets traités- la nudité partielle ou complète de mes interlocutrices donnait une savoureuse simplicité (147); pero deja de hacerlo por una curiosa razón, que les regala muebles heredados de la tía Léonie y luego, al verlos allí, tiene sentimientos encontrados: Je cessai du reste d'aller dans cette maison parce que désireux de témoigner mes bons sentiments à la femme qui la tenait et avait besoin de meubles, je lui en donnai quelques-uns -notamment un grand canapé- que j'avais hérités de ma tante Léonie. […] Mais dès que je les retrouvai dans la maison où ces femmes se servaient d'eux, toutes les vertus qu'on respirait dans la chambre de ma tante à Combray, m'apparurent, suppliciées par le contact cruel auquel je les avais livrés sans défense! (147-148). Y, además, recuerda que fue en ese mismo sofá donde tuvo una experiencia con una prima: c'était sur ce même canapé que bien des années auparavant j'avais connu pour la première fois les plaisirs de l'amour avec une de mes petites cousines (148). Y habrá que notar -vid infra- que protagonista utiliza el mismo recurso, las casas de citas, cuando decida romper con Gilberte.
  3. La herencia de la tía. Juega un papel destacado puesto que, de momento, otra parte la gasta con Mme Swann enviándole flores: Toute une autre partie des meubles et surtout une magnifique argenterie ancienne de ma tante Léonie, je les vendis, malgré l'avis contraire de mes parents, pour pouvoir disposer de plus d'argent et envoyer plus de fleurs à Mme Swann  (148). Y si había empezado gastándola en la casa de citas, ello lleva a la sugerencia de un paralelo entre Mme Swann y las mujeres de esa casa.
  4. La caracterización de Gilberte. Ya se ha dicho cómo el eje de toda ésta primera parte es Gilberte. Y, en la entrada anterior, hemos visto algún paralelo entre Gilberte y su madre. Pero, como también lo tiene con su padre, ello llevará al narrador a concebir dos Gilbertes: Il est vrai que Gilberte était fille unique, mais il y avait, au moins, deux Gilbertes. Les deux natures, de son père et de sa mère, ne faisaient pas que se mêler en elle; elles se la disputaient, et encore ce serait parler inexactement et donnerait à supposer qu'une troisième Gilberte souffrait pendant ce temps là d'être la proie des deux autres. Or, Gilberte était tour à tour l'une et puis l'autre, et à chaque moment rien de plus que l'une, c'est-à-dire incapable, quand elle était moins bonne, d'en souffrir, la meilleure Gilberte ne pouvant alors du fait de son absence momentanée, constater cette déchéance. Aussi la moins bonne des deux était-elle libre de se réjouir de plaisirs peu nobles. Quand l'autre parlait avec le coeur de son père, elle avait des vues larges, on aurait voulu conduire avec elle une belle et bienfaisante entreprise, on le lui disait, mais au moment où l'on allait conclure, le coeur de sa mère avait déjà repris son tour; […] L'écart était même parfois tellement grand entre les deux Gilberte qu'on se demandait, vainement du reste, ce qu'on avait pu lui faire, pour la retrouver si différente (135-136). El dato interesará cuando, en la segunda parte, la visión que tenga de Albertine también será múltiple.
  5. La relación con Gilberte. A pesar de que el protagonista goza de la protección del matrimonio Swann, Gilberte se irá distanciando de él:
  • Se va mostrando reacia a sus visitas: Plusieurs fois je sentis que Gilberte désirait éloigner mes visites. Il est vrai que quand je tenais trop à la voir je n'avais qu'à me faire inviter par ses parents qui étaient de plus en plus persuadés de mon excellente influence sur elle. Grâce à eux, pensais-je, mon amour ne court aucun risque; du moment que je les ai pour moi, je peux être tranquille puisqu'ils ont toute autorité sur Gilberte. Malheureusement à certains signes d'impatience que celle-ci laissait échapper quand son père me faisait venir en quelque sorte malgré elle, je me demandai si ce que j'avais considéré comme une protection pour mon bonheur n'était pas au contraire la raison secrète pour laquelle il ne pourrait durer (152). Véanse los detalles de última vez que va a verla a su casa: La dernière fois que je vins voir Gilberte, il pleuvait; elle était invitée à une leçon de danse (152); pero el gesto de su madre al impedirle que vaya a ese lección de danza tiene efectos negativos: sa mère avait involontairement accéléré l'évolution, peut-être jusque-là possible encore à arrêter, qui détachait peu à peu de moi mon amie. […] Aussitôt ce fut comme si un mur m'avait caché une partie de la vie de Gilberte, comme si un génie malfaisant avait emmené loin de moi mon amie (152).
  • Ella se muestra esquiva y desdeñosa; le dice: «[…] je sais que vous êtes fou de moi, mais cela ne me fait ni chaud ni froid, car je me fiche de vous.» (154); y por eso él toma la decisión de dejar de acudir a verla:  j'eus le courage de prendre subitement la résolution de ne plus la voir, et sans le lui annoncer encore, parce qu'elle ne m'aurait pas cru (154). E insiste en su determinación: Elle allait certainement m'écrire pour s'excuser. Malgré cela, je ne retournerais pas tout de suite la voir, afin de lui prouver que je pouvais vivre sans elle  (158). Incluso imagina la carta, que no llega, de Gilberte: Combien de fois par heure […] ne me récitais-je pas la lettre que Gilberte m'enverrait bien un jour, m'apporterait peut-être elle-même ! (160).
  • Él confía en que ella le escribirá, imagina que aprovechará el día de Año Nuevo para hacerlo e imagina el contenido de la carta: «Enfin, qu'y a-t-il? je suis folle de vous, venez que nous nous expliquions franchement, je ne peux pas vivre sans vous voir» pero Le 1er janvier sonna toutes ses heures sans qu'arrivât cette lettre de Gilberte  (178). Y se la imagina también a ella en un encuentro futuro -dans quelques années, après que nous nous serions oubliés l'un l'autre- esperando sus cartas: «Comment, vous, vous m'aimiez? Si vous saviez comme je l'attendais, cette lettre, comme j'espérais un rendez-vous, comme elle me fit pleurer !» (184).
  • Parecen reconciliarse después; le dice Mme Swann: Je suis spécialement chargée par Gilberte de vous inviter à déjeuner pour après-demain (190). Y su propósito parece firme: Du moment que tout était oublié, que j'étais réconcilié avec Gilberte, je ne voulais plus la voir qu'en amoureux. Tous les jours elle recevrait de moi les plus belles fleurs qui fussent; y con la intención de tener dinero para gastárselo con ella, vende un jarrón chino heredado también de la tía Léonie y recibe mucho más dinero del esperado: Je pris ces billets avec ravissement; pendant toute une année, je pourrais combler chaque jour Gilberte de roses et de lilas (192). Y ya antes –vid. supra- hemos visto cómo había gastado otra parte de la herencia de la tía en la casa de citas y con Mme Swann: la conclusión puede ser que todas esas mujeres se sitúan al mismo nivel.
  • Pero sobreviene el desengaño. Al salir del anticuario y dirigirse en coche hacia casa de los Swann se lleva una sorpresa: je crus reconnaître, très près de la maison des Swann mais allant dans la direction inverse et s'en éloignant, Gilberte qui marchait lentement, quoique d'un pas délibéré, à côté d'un jeune homme avec qui elle causait (192). Decide no volver a verla -maintenant, j'étais décidé à ne plus revoir- y analiza lo irónico de la situación: Sans doute, cet arrêt chez le marchand de chinoiseries m'avait réjoui en me faisant espérer que je ne verrais plus jamais mon amie que contente de moi et reconnaissante. Mais si je n'avais pas fait cet arrêt, si la voiture n'avait pas pris par l'avenue des Champs-Élysées, je n'eusse pas rencontré Gilberte et ce jeune homme. Ainsi un même fait porte des rameaux opposites et le malheur qu'il engendre annule le bonheur qu'il avait causé. Il m'était arrivé le contraire de ce qui se produit si fréquemment. On désire une joie, et le moyen matériel de l'atteindre fait défaut (193). La consecuencia redunda en lo ya dicho: decide gastarse en prostitutas el dinero que quería dedicar a Gilberte con lo que una y otras vuelven a ponerse en un nivel semejante: Je serrai les dix mille francs. Mais ils ne me servaient plus à rien. Je les dépensai du reste encore plus vite que si j'eusse envoyé tous les jours des fleurs à Gilberte, car quand le soir venait, j'étais si malheureux que je ne pouvais rester chez moi et allais pleurer dans les bras de femmes que je n'aimais pas. Quant à chercher à faire un plaisir quelconque à Gilberte, je ne le souhaitais plus; maintenant retourner dans la maison de Gilberte n'eût pu que me faire souffrir (194).
  • Pero no consigue olvidar a Gilberte: sus propósitos de olvidarla étaient sans aucune espèce de pouvoir efficace contre ces deux lignes parallèles que je revoyais de temps à autre, de Gilberte et du jeune homme s'enfonçant à petits pas dans l'avenue des Champs-Élysées (195). Y analiza sus sentimientos: se recrea en su dolor: Mais si l'idée de la personne que nous aimons reçoit le reflet d'une intelligence généralement optimiste, il n'en est pas de même de ces souvenirs particuliers, de ces propos méchants, de cette lettre hostile (196); vuelve a imaginarse con ella  à force d'inventer, comme au temps où je connaissais à peine Gilberte, des paroles, des lettres, où elle implorait mon pardon, avouait n'avoir jamais aimé que moi et demandait à m'épouser (198); tiene un extraño sueño en el que un conocido suyo agissait envers moi avec la plus grande fausseté et croyait à la mienne (198) y, al analizarlo, deduce que ese conocido suyo representa a Gilberte: La personne que nous aimons doit y être reconnue seulement à la force de la douleur éprouvée. La mienne m'apprit que devenue pendant mon sommeil un jeune homme, la personne dont la fausseté récente me faisait encore mal était Gilberte (199); revive momentos negativos con ella caracterizados por el desdén: Inutilement je lui avais écrit, Gilberte m'avait rapporté ma lettre et me l'avait rendue avec le même rire incompréhensible (199), y ello había ocurrido en un momento donde jugaban al escondite y se habían ocultado detrás de unos laureles (64).
  • Por fin, parece que dos años después, tras el lapso temporal que se produce entre la primera y la segunda parte del volumen, ha conseguido olvidar a Gilberte: J'étais arrivé à une presque complète indifférence à l'égard de Gilberte, quand deux ans plus tard je partis avec ma grand'mère pour Balbec (211).
  • Y en un detalle habría que insistir: en principio parecen opuestas las relaciones amorosas del protagonista con Gilberte y con las mujeres de las casas de citas. No parece tener pretensiones sexuales para con Gilberte; incluso esos dos tipos de relaciones amorosas parecen remitir a las dos ideas del amor desarrolladas en El banquete de Platón y representadas por Afrodita Urania y Afrodita Pandemia. Ahora bien, al trazar la equivalencia entre las mujeres de las casas de citas, Odette y su hija Gilberte, parece ponerse a todas del lado de Afrodita Pandemia y reflejar, si se nos permite, el viejo refrán: puta la madre, puta la hija, puta la casa que las cobija.
Por fin, Albertine. Tendrá un papel central en la segunda parte del volumen pero aquí ya aparecerá perfilada. Es por boca de Gilberte que aparece citada por primera vez en los salones de los Swan. Es a propósito de su parentesco con el M. Bontemps: C'est l'oncle d'une petite qui venait à mon cours, dans une classe bien au-dessous de moi, la fameuse «Albertine» (83). Y será de notar el parecido fonético entre los nombres de una y otra: Gilberte / Albertine. Luego es Mme Bontemps quien habla de ella contando una curiosa anécdota sobre su desparpajo: Et ma nièce Albertine est comme moi. Vous ne savez pas ce qu'elle est effrontée cette petite. La semaine dernière il y avait à mon jour la femme du sous-secrétaire d'État aux Finances qui disait qu'elle ne s'y connaissait pas en cuisine. «Mais, madame, lui a répondu ma nièce avec son plus gracieux sourire, vous devriez pourtant savoir ce que c'est puisque votre père était marmiton» (167-168). Y vuelve a aparecer una referencia a Albertine tras la riña entre el narrador y Gilberte; como consecuencia de ella, Il y eut une scène à la maison parce que je n'accompagnai pas mon père à un dîner officiel où il devait y avoir les Bontemps avec leur nièce Albertine, petite jeune fille, presque encore enfant (195). De esta manera, el narrador sólo tiene referencias de Albertine a la que conocerá definitivamente en la segunda parte del volumen. Y cuando la conozca encontrará paralelos entre una y otra muchacha: Si, en ce goût du divertissement, Albertine avait quelque chose de la Gilberte des premiers temps, c'est qu'une certaine ressemblance existe, tout en évoluant, entre les femmes que nous aimons successivement, ressemblance qui tient à la fixité de notre tempérament parce que c'est lui qui les choisit, éliminant toutes celles qui ne nous seraient pas à la fois opposées et complémentaires, c'est-à-dire propres à satisfaire nos sens et à faire souffrir notre coeur (456).

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