Como nunca he tenido máquina de fotos, confieso que casi ninguna de las fotos de este blog es mía, todas las he sacado de la güé.



miércoles, 18 de enero de 2017

Irène Nemirowsky, Le bal

Némirowsky, Irène, Le bal (Bernard Grasset, París: 2014)

Leemos la presente novela para la sesión del club de lectura que se celebrará en el Ateneo de Mahón el 20/1/2017. Es una obra de reducida extensión cuyo argumento gira, según sugiere el título, alrededor de un baile que va a celebrar una familia de nuevos ricos, los Kampf. Aspectos a destacar:
  • La familia está compuesta por:

-M. Alfred Kampf, judío y antiguo empleado de banca que se vuelve rico tras un golpe de suerte en la bolsa (18-19).
-Mme Rosine Kampf, que había sido la secretaria del director (19) y se quejaba de su estatuto social: “ Ça me fait mal au coeur de penser comme il y a des gens qui vivent bien, qui sont heureux, tandis que moi, je passe les meilleurs années de ma vie dans ce sale trou à ravauder tes chaussettes… “ (20); al decir de Mlle Isabelle, una prima de la familia que da clase de piano a Antoinette, Mme Rosine, cuando trabajaba en el banco, dépensait son mois tout entier en toilettes […] mais elle allait dans les maisons de rendez-vous, sans doute (61). Luego, ya rica, trata de ocultar sus orígenes pretendiendo que su hija diga que anteriormente vivían en Cannes: -Antoinette, […] Qu’est-ce que tu réponds quand on te demande où nous habitions l’année dernière ? (22); incluso sueña con tener un amante: L’argent, les belles toilettes et les belles voitures, à quoi bon tout cela s’il n’y avait pas un homme dans la vie, un jeune amant ? (87). Aunque irónicamente achaca a su hija los mismos delirios de grandeza cuando ésta pretende asistir al baile: je te ferai passer toutes des idées de grandeur, ma fille (44). Y, a la vez, critica a alguna de las personas que pretende asistan al baile: Mme. Ostier d’Arrachon […] Je connais quelqu’un qui l’a vue souvent autrefois dans une maison close à Marseille (31).
-La hija, Antoinette, de catorce años, está caracterizada negativamente desde el punto de vista físico: C’était une longue et plate fillette de quatorze ans, avec la figure pâle de cet âge, si réduite de chair qu’elle apparaît […] comme une tache ronde et claire, sans traits […] les grands pieds et ces longues flûtes avec des mains rouges au bout […], des cheveux courts, sans couleur, secs et légers… (13-14). Pero tiene delirios de grandeza: elle était une jeune fille, et, dans ses rêves, une femme aimée et belle… Des hommes la caressaient, l’admiraient (17).
-La institutriz inglesa, Miss Betty, a la que envidia la hija: Je pensais bien qu’elle avait un amoureux… ils s’embrassent sans doute à présent comme dans les libres… Est-ce qu’elle lui dit : “Je t’aime…” Et elle ? Est-ce qu’elle est… sa maîtresse ? […] libre, seule avec un homme… comme elle est heureuse (58-59). Por eso la espía y, al descubrirla con un hombre –C’était un très jeune homme. […] des jolis yeux effrontés-, ellos se hacen pasar por primos: -Présentez-moi, ma cousine (67).
  • -La madre trata tiránicamente a la hija y la humilla: “tu as encoré taché ma robe avec tes sales souliers ¡ file au coin, ça t’apprendra, tu m’as entendue ? petite imbécile ¡ ” et un jour… pour la première fois, ce jour-là elle avait désiré mourir… au coin d’une rue […] “Tu veux une gifle ? Oui ? “ et la brûlure d’un soufflet… En pleine rue […] au même instant les garçons sortaient de l’école et ils avaient ri en la regardant (15-16).
  • El verdadero conflicto se origina cuando la madre, a pesar de hacer escribir a la hija las invitaciones a la fiesta (cap. 2) le prohíbe asistir. Antoinette lo desea vivamente: ce serait possible qu’il y eût là, a deux pas d’elle, cette chose splendide qu’elle se représentait vaguement comme un mélange confus de folle musique, de parfums enivrants, de toilettes éclatantes… de paroles amoureuses (42). Pero la madre se lo niega violentamente: Je ne sais ce qui me retient de t’allonger les oreilles pour te changer les idées (45). Ello provoca: el malestar de la hija: elle se sentît misérable et seule comme un chien perdu (48); su desprecio por las personas que la rodean: Mais ils ne voyaient donc pas, aveugles, imbéciles, qu’elle était mille fois plus inteligente, plus précieuse, plus profonde qu’eux tous, ces gens qui osaient l’élever, l’instruire (48-49); la idea de suicidio para fastidiar la fiesta: mira por la ventana Et elle se vit sur le trottoir, couché, en sang… Pas de ball le 15… On dirait : “Cette petite, elle ne pouvait pas choisir un autre jour pour se tuer…” (53), y también el mismo día del baile: Je me tuerai, et, avant de mourir, je dirai que c’est à cause d’elle (94); la idea de que su presencia en la fiesta sería un éxito y, así, se imagina en boca de los asistentes: “Vous la connaissez  ? C’est Mlle Kampf. Elle n’est pas régulièrement jolie, si vous voulez, mais elle a un charme extraordinaire... et si fine… elle éclipse toutes les autres, n’est-ce pas ? […]” (53).
  • La venganza de la hija consistirá en no enviar las invitaciones al baile: cuando Antoinette ha de ir a clase de piano, la madre le encarga que entregue en mano la invitación a la profesora, Mlle Isabelle, mientras que el resto lo ha de llevar a Correos la institutriz; pero como hay mucha gente decide primero que volverá mientras Antoinette esté en clase de piano –je passerai à la poste pendant votre leçon (57)- aunque luego se entretiene con su novio y no lo hace; así, al despedirse de Antoinette le encarga que las eche a un buzón pero ésta, al alejarse, los ve besándose –deux visages l’un contre l’autre ; […] elle tordit brusquement les mains comme une femme jalouse (70)- y acaba por rasgar los sobres y tirarlos al río: elle saisit toutes les enveloppes, les froissa dans ses mains, les déchira et les lança toutes ensemble dans la Seine (71).
  • El resultado de todo ello será, por supuesto, que sólo la profesora de piano, Mlle Isabelle, acudirá al baile (99). Y están muy bien presentados: 1º) El contraste entre los preparativos y lo que luego será la decepción de la madre: six serveurs en veste de toile blanche disposaient les tables pour le souper. Au milieu le buffet était dressé, tout orné de fleurs éclatantes (74-75); Redressez la queue du faisan davantage. Les sandwichs au caviar frais, où sont-ils […] Et les barquettes au foie gras? (84); la grande tablea au milieu, chargée […] d’huîtres dans des plats d’argent, ornée de dentelles de Venise, avec les fleurs qui reliaient les assiettes (96). 2º) La graduación del paso del tiempo sin que lleguen los invitados, convocados a las diez de la noche, en relación con la creciente impaciencia de la madre: La pendule sonna dix heures et demie. / -Mon Dieu, mon Dieu, mais qu’est-ce qu’ils font, chuchota Mme Kampf avec agitation (106); une grande horloge au frontón d’une église, battait lentement […] -… Neuf, dix, onze, cria Mme Kampf avec désespoir en levant au ciel ses bras pleins de diamants (108); Rosine […] semblait prête à se rouler dans une cris de nerfs : […] c’est un affront, une insulte, un coup monté par des ennemis pour nous ridiculiser, pour me faire mourir ! (111). Habrá que añadir a ello que la madre decide utilizar para la fiesta las habitaciones de la institutriz y de Antoinette con lo que aumenta la marginación de ésta: vous coucherez dans la lingerie pour cette nuit, et toi, Antoinette, dans le petit cabinet de débarras (75); ahora bien, Antoinette sale de ese lugar y se esconde para ver lo que ocurre.
  • Las consecuencias serán negativas para la familia: 1º) El marido echa en cara a la mujer sus vida anterior, antes ya insinuada: Quand je t’ai ramassée, tu avais traîné, Dieu sait où, déjà ! (115); se inicia así una discusión que termina con el marido yéndose se casa. 2º) La mujer se queda llorando y, en un momento de humildad, cree que los invitados no han acudido porque no aceptaban socialmente al matrimonio: ils riaient de moi derrière mon dos, ils me méprisaient, parce que je n’étais pas de leur monde (119-120).
  • Y en el momento final, la madre se reconcilia aparentemente con su hija. Ésta sale de su escondrijo para consolar a su madre y, en un primer momento, es rechazada de nuevo: va-t’en, va-t’en, tout de suite ! fiche-moi la paix ! (118); pero luego la madre toma conciencia de su soledad y se refugia en la hija: Et ton père !... Ah !, tiens, je n’ai que toi ! (120).
  • La obra acaba con una constatación de la ley de vida que parece presentar una estructura repetitiva en el sentido de que la hija reproducirá el proceder de la madre: elles se croisaient, et l’une allait monter, et l’autre s’enfoncer dans l’ombre (120).

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