Como nunca he tenido máquina de fotos, confieso que casi ninguna de las fotos de este blog es mía, todas las he sacado de la güé.



domingo, 21 de junio de 2015

Michel Houellebecq, Plateforme

Houellebecq, Michel, Plateforme (Flammarion, París: 2001)
Es ésta una de las primeras novelas del controvertido autor francés contemporáneo nuestro (n. 1956) y de él ya reseñamos una posterior, La possibilité d'une île.
La tratamos a partir de los aspectos que consideramos dignos de ser destacados:
  • Una frase inicial inspirada en L'étranger de Camus: Mon père est mort il y a un an (9). Sólo que aquí la función de la muerte del padre será más bien práctica: le permitirá conseguir una cantidad de dinero con la que irá de vacaciones y entablará una relación estable con una mujer, Valérie. Toda vez que esa mujer también muere al final de la novela podríamos observar cierta simetría entre la muerte de los dos seres más próximos al narrador.
  • El estilo cínico tan característico del autor y que se manifiesta ya desde la exposición del entierro del padre: je me sentais très a l'aise dans la situation -beaucoup plus a l'aise que dans un mariage, par exemple. Les enterrements, décidément, c'était mon truc (11). Desde ese punto de vista reflexiona sobre el comportamiento humano: Dès qu'ils ont quelques jours de liberté les habitants d'Europe occidentale se précipitent à l'autre bout du monde, ils traversent la moitié du monde en avion, ils se comportent littéralement comme des évadés de prison. Je ne les en blâme pas; je me prépare à agir de la même manière (31). Y gusta de llegar a la irreverencia: Ça me rappelait Omaha Beach, qui ne m'avait pas tellement ému non plus -qui m'avait plutôt, a vrai dire, fait penser a une installation d'art contemporain. "Ici, m'étais-je dit avec un sentiment de tristesse que je sentais insuffisant, ici, tout un tas d'imbéciles sont morts pour la démocratie" (64). O al toque racista políticamente incorrectísimo: Chaque fois que j'apprenais qu'un terroriste palestinien, ou un enfant palestinien, ou une femme enceinte palestinienne, avait été abattu par balles dans la bande de Gaza, j'éprouvais un tressaillement d'enthousiasme à la pensée qu'il y avait un musulmen de moins (338).
  • La alternancia a conveniencia entre: a) un narrador en primera persona con sus limitaciones:  Je m'habillai dans la chambre pendant qu'elle passait son coup de fil. "Oui, très bonnes vacances..." entendis-je (144); y b) un narrador omnisciente en tercera persona: Jean-Yves se réveilla à cinq heures du matin, jeta un regard à sa femme qui dormait encore (105).
  • La omnipresencia del sexo: a) bien en soledad: en sortant du bureau, j'allais faire un tour dans un peep-show. Ça me coûtait cinquante francs, parfois soixante-dix quand l'ejaculation tardait. Voir des chattes en mouvement, ça me lavait la tête (22); b) bien en pareja practicado a la descarada, por ejemplo en el TGV: À peu près à la hauteur du Mans, elle défit ma braguette [...] Un peu avant Rennes j'éjaculai (272); c) bien en trío primero con una chica de la limpieza en un hotel del Caribe: Valérie posa une main sur la tête de Margarita pour la guider, tout en continuant à me branler de l'autre main (206); luego en un centro de talasoterapia: Agenouillée devant la femme, les mains posées sur ses fesses, Valérie lui léchait la chatte [...] elle continuait à branler le clitoris de la femme. Je la pénétrai d'un seul coup (273). E incluso aparece un local de sadomasoquismo: Puis, plus doucement, elle commença a fouetter ses parties génitales (184).
  • Presenta una buena teoría acerca de la presencia o ausencia de vello púbico: L'une d'entre elles avait le sexe épilé, on distinguait très bien sa fente, fine et droite. "J'aime bien ce genre de chatte... me dit Valérie à voix basse, ça donne envie de passer le doigt." Moi aussi, j'amais bien; mais sur la gauche il y avait un couple d'Espagnols, où la femme au contraire avait une toison pubienne très épaisse, bouclée et noire; j'aimais bien aussi (301). Véase, además, el detalle de atribuir vello al coño de una española.
  • Vista globalmente la novela, a pesar de su manifiesto cinismo, tiene su trayectoria positiva: el narrador pasa de vivir instalado en su solipsismo a entrar en relación con una mujer más joven que él, Valérie, con la que, además de compartir experiencias sexuales entre ellos y con terceros, llega a un proyecto de vida en común. Valérie, por lo demás, es, junto a su compañero de trabajo Jean-Yves, una profesional de éxito y, con la colaboración del narrador, innovan en el terreno del turismo exótico. Pero esa va a ser la causa de la catástrofe final: derivan hacia el turismo sexual y topan con el Islam. Éste les da un primer aviso: Le 15 décembre [...] Un touriste allemand venait d'être enlevée, avec la jeune fille thaïe qui l'accompagnait [...] pour leur comportement contraire à la loi islamique [...] Le 18 décembre, les cadavres nus et mutilés des jeunes gens furent jetés d'une camionette (296-297). Y más tarde se da un serio atentado en un complejo turístico descrito con dureza (Devant l'entrée du bar une danseuse rampait sur le sol, toujours vêtue de son bikini blanc, les bras sectionnés à la hauteur du coude [321]; Lionel [...] avait eu les deux jambes arrachées [325]) y del que se seguirá la muerte de Valéríe (Elle est morte [322]) y la frustración de un futuro prometedor para el narrador con ella en esos espacios paradisíacos donde trabaron conocimiento. Aun así, el narrador decide pasar el resto de su vida en Asia.

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