Como nunca he tenido máquina de fotos, confieso que casi ninguna de las fotos de este blog es mía, todas las he sacado de la güé.



martes, 25 de septiembre de 2012

Michel Houellebecq, La Possibilité d'une île

Houellebecq, Michel, La Possibilité d'une île (Fayard, París: 2005)
Una historia con el tiempo escindido:
De un lado y en el tiempo actual, el protagonista Daniel, humorista que hace fortuna escandalizando con espectáculos políticamente incorrectos como el titulado “Parachutons des minijupes sur la Palestine!” (32). Junto a él, su perro y sus mujeres, primero la periodista Isabelle, luego la joven madrileña Esther. Y aparte, la profesora universitaria a la que llama Gros Cul y que con la excusa de estudiar sus sketches -je n'avais pas depassé le bac et elle me comparait à Kierkegaard (311)- acaba acosándole sexualmente: “Ah, te sentir enfin en moi, sentir ta tige de chair écarter ma fleur” (311). De otro lado y en un futuro remoto, los clones sucesivos de ese personaje, especialmente Daniel 24 y 25 comentando los hechos de Daniel o relacionándose con Ester31 o Marie22...
Daniel, llamado Daniel1 porque es el primero de su serie, entrará en contacto en Lanzarote con la secta de los elohimitas, créatures extraterrestres responsables de la création de l’humanité (108) y éstos conseguirán las clonaciones sucesivas de los seres humanos y de él inclusive. (Hay que notar que Elohim es, junto a Yavé, una de las dos divinidades que, unidas, darán el Dios del Antiguo Testamento; si a eso se añade el modo de titular los capítulos a partir del número de clon del protagonista [Daniel 24,1, Daniel 25,3...] vemos que se intenta dotar al texto de una ligera pátina bíblica. Como en la siguiente frase, inspirada en el comienzo del Evangelio de san Juan: Au commencement fut engendré la Soeur suprème [415]). Los humanos, antes de morir y ser clonados, escriben su propia autobiografía. Y en eso se convertirá una parte de la novela, en una autobiografía desde la adolescencia hasta su suicidio, que lleva a cabo tras enviar a Ester un poema que termina con la frase que da título a la novela y que Carla Bruni cantará en su disco Comme si de rien n'etait. La otra parte consistirá en los comentarios de los clones Daniel24 y Daniel25 a esa autobiografía. Por fin, Daniel25 también escribirá su autobiografía en el epílogo final con muchos paralelos con Daniel1 (tiene un perro, se mueve por Almería..., búsqueda de la isla) de modo que la obra se cierra con una cierta idea de circularidad.

Algunas notas:
-Grandes dosis de misantropía: el protagonista trata de presentar los problèmes posés par le développement du quatrième âge (51). Y peor tratamiento aún que la cuarta edad recibe la infancia con ese dégoût legitime qui saisit tout homme normalement constitué à la vue d’un enfant (65); o la idea de que l’enfant est une sorte de nain vicieux (65); o que el asesinato de niños se ve como un tabú (66); o la ocurrencia de imaginar en Florida “childfree zones”, résidences de standing à destination de trentenaires décomplexés qui avouaient sans ambages ne plus pouvoir supporter les hurlements, la bave… qui accompagnent d’ordinaire la marmaille (67): o el siguiente anuncio tras verse unos padres completamente sometidos a sus hijos: “JUST SAY NOT. USE CONDOMS” (390).
-Cinismo social: Je n’etais pas vraiment issu des classes populaires, contrairement a ce que je me plaisais a répéter à longueur d’interviews ; mon père avait déjà accompli la première moitié, la plus difficile, de l’ascension sociale –il était devenu cadre. Il n’empêche que je connaissais les classes populaires, j’avais eu l’occasion pendant toute mon enfance, chez mes oncles et tantes, d’y être immergé : je connaissias leurs sens de la famille, leur sentimentalité niaise, leur goût pour les chromos alpestres et les collections de grands auteurs reliés en skaï (148). O la reflexión de Daniel25 mirando hacia atrás desde el futuro: Si l'abandon su machisme avait en effet rendu les hommes malheureux, il n'avait nullement rendu les femmes heureuses. De plus en plus nombreux étaient ceux, et surtout celles, qui rêvaient d'un retour à un système où les femmes étaient pudiques et soumises, et leur virginité préservée (349).
-Anticulturalismo frente a grandes pilares de la cultura francesa: dice de Theilard de Chardin, el jesuita francés que trató de conciliar evolucionismo y creacionismo: S'il y a une chose qui m'a toujours plongé dans la tristesse ou la compassion, enfin dans un état excluant toute forme de méchanceté ou d'ironie, c'est bien l'existence de Theilard de Chardin – pas seulement son existence d'ailleurs, mais le fait même qu'il ait ou ait pu avoir des lecteurs (79). Y de Pascal dice que ne connaissait pas le Cointreau (94). Y de Proust, que sentant la mort venir, avait eu pour premier réflexe de se précipiter sur le manuscrit de la Recherche du temps perdu afin d'y noter ses impressions au fur et à mesure de la progression de son trépas (91); esa cita, por cierto, servirá para justificar la necesidad de los humanos de escribir su autobiografía antes de morir: será el líder de los elohimitas quien propondrá a tous les aspirants à la immortalité de se livrer à l'exercice du récit de vie (341). Y la pintada que aparece en una estación del RER cuando la decoran con poemas de André Breton: “Au lieu de vos poésies à la con, vous feriez mieux de nous mettre des rames aux heures de pointe” (315). Por fin, un día que compone un poema contemplando un ocaso en que el sol baja hacia el mar -bastante difícil, por cierto, porque es en Almería- dice: non seulement je n'avais jamais écrit de poésie auparavant, mais je n'en avais même pratiquement jamais lu, à l'exception de Baudelaire. La poèsie, d'ailleurs, pour ce que j'en savais, était morte (181).
-Frases contra lo que se espera: Naturellement, comme dans toutes les histories sérieuses, nous avons couché ensemble dès la première nuit (32).
-Provocación: La vie sexuelle de l'homme se décompose en deux phases : la première où il ejacule trop tôt, la seconde où il n'arrive plus à bander (200). C'est par l'effet d'une ancienne appartenance animale que les gens ont tant de conversations au sujet de la météorologie et du climat (408).
-Buenas frases que incluso pueden encerrar ideas contundentes: Jeunesse, beauté, force : les critères de l’amour physique sont exactement les mêmes que ceux du nazisme (72). Otra en parecida dirección: Dans le mons moderne, on pouvait être échangiste, bi, trans, zoophile, SM, mais il était interdit d'être vieux. (209). Otra: L'amour non partagé est une hémorragie (309) que recuerda, al menos a mí, una de las frases iniciales de Denis de Rougemont en su gran obra L'amour et l'Occident: L'amour heureux n'a pas d'histoire.
-Ideas curiosas sobre España donde, por lo demás, transcurre buena parte de la novela (provincia de Almería, Madrid, Lanzarote...): Pays de culture traditionellement catholique, machiste et et violente (72-73). Écoutant par hasard une émission culturelle à la télévision espagnole (c'était plus qu'un hasard d'ailleurs c'était un miracle, car les émissions culturelles sont rares à la television espagnole, les Espagnols n'aiment pas du tout les emissions culturelles, ni la culture en général, c'est un domaine qui leur est profondement hostile, on a parfois l'impression en parlant de culture qu'on leur fait une sorte d'offense personelle), j'appris que les dernières paroles d'Emmnuel Kant sur son lit de mort avaient été: “C'est suffisant.”(305-306).


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